"Dernier amour", Christian Gailly, Les éditions de minuit, 2004

      dernier-amour-copie-1.jpg

 

Pour une lecture d’été, prévoir à peine deux heures de tranquillité… Pourquoi pas avec du sable entre les orteils ?

Après avoir lu "Un soir au club" il y a quelques mois, j’ai été attirée à la bibliothèque Guédou par ce titre du même auteur que Clémence (notre chère bibliothécaire devenue invisible en fin d’année scolaire à cause d’une surcharge de boulot liée aux retours des emprunts faits par les écoles du Mans à cette période) avait réussi à nous dégotter. J’adore les clins d’œil des objets et des mots. Et comme le hasard fait bien les choses, mon amie Marie vient de m’offrir un DVD : "Les herbes folles", réalisé par Alain Resnais à partir d’un autre roman de Christian Gailly, que je n’ai pas lu, "L’incident". Je n’ai pas encore vu le film non plus, j’ignorais tout des liens avec l’auteur du roman sur une soirée mémorable dans un night-club. Je me réjouis à l’avance ! J’aime bien ce genre de surprises…

Pour apprécier ce livre et faire durer la note bleue, vous pouvez  regarder le site des éditions de minuit en suivant ce lien :

http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=liv&livre_id=1662

J’ai trouvé les commentaires parfaits et j’ai des plages de flemme en été.

Et puis je n’ai pas toujours besoin d’en mettre des tartines, quand c’est bon.

 

¤¤¤Nathalie¤¤¤

P.S. J'ai regardé le film "Les herbes folles" d'Alain Resnais, tiré du roman de Christian Gailly "L'incident" (toujours pas lu, bien qu'il soit dans l'antre de la bête, c'est-à-dire dans les sous-sols du "Magasin" de la médiathèque Aragon). Je ne le conseillerai à personne, ce film. Sauf pour perdre son temps. Si, si, ça peut servir... Où s'est sauvée la poésie des premières images du film avec la poursuite de la faille d'herbe qui pousse le bitume (j'en ai passé des heures de jeunesse à regarder cette force de la vie, en attendant que ma mère  vienne enfin me chercher après les cours). J'attendais peut-être trop de la suite. Même les acteurs sont perdus au milieu de tant de belles couleurs inutiles : les bleus, les verts et les rouges tapent à l'oeil mais rien n'accroche le coeur ! Zut ! Je n'aurais pa dû voir le film "Une séparation " de l'iranien Asghar Farhadi la veille, parce que là, pour le coup, tout est juste dans le jeu des acteurs. Corneille et Racine respirent dans ce drame. Et ça décolle vraiment ! Tandis que les "Herbes folles" se plantent en beauté (pour les couleurs de l'image) dans une fin bancale !

Je veux que Marie reste mon amie, mais je refuse qu'elle me dise que le personnage de Sabine Azéma lui fait penser à moi. Ce personnage ne me plaît absolument pas ! Même si j'ai adoré voler dans un planeur... cet avion sans moteur qui ne fait pas de bruit quand on largue le filin.

Pendant que je suis fâchée, je veux ici régler son compte à "La délicatesse" de David Foenkinos. J'ai trouvé ce roman navrant, sa lecture étant pour moi l'équivalent d'un ennui terrible. C'est au départ la même histoire que "Le mec de la tombe d'à côté", mais en "cucul la praline". Un bonbon fade et aseptisé sans intérêt, qui se passe dans un monde différent du mien, avec un léger différend de classe sociale. Nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Ouf ! Cela m'a fait du bien d'avoir enfin écrit cette critique acerbe. D'autres livres m'attendent... (J'y cours, j'y vole et j'arrête de me venger. Parce que le temps perdu ne se rattrape plus... Je mange à tous les rateliers !)

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :