Les Demeurées, Jeanne Bénameur, Denoël

Publié le par guedou.alivreouvert.over-blog.com

Les demeurées 

La mère, la Varienne, c'est l'idiote du village. La petite, c'est Luce. A deux, elles forment un bloc, un asile simple. Mais tout le monde l'a dit, elles doivent s'y résoudre, l'école c'est obligatoire. Alors il faut abandonner cette douceur fusionnelle et s'en remettre à Mademoiselle Solange, la maîtresse.

 

 

 

Publié dans Rencontre 8 avril 2011

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guedou.alivreouvert.over-blog.com 17/04/2011 21:57


Ce livre se lit d’un trait qui vous arrive droit au cœur. La maîtresse, Mademoiselle Solange est douce, bien qu’elle appartienne à l’équipe des « Hussards de la République », il me semble, avec ses
bottines à boutons, sa jupe longue et le chapeau noir dont elle se vêt au moment des distributions des prix ; elle se heurte pourtant aux amours de la petite Luce pour sa mère que les gens du
village traitent d’"abrutie". Mais la forteresse que forment la mère et la fille va résister à l’assaut de l’instruction brandie par la maîtresse qui s’écroulera, perdue à son tour.
Pourtant l’étincelle du savoir, de l’envie de savoir, aura été allumée pour Luce. Elle brodera avec des fils de couleur et retrouvera tout ce qu’elle refusait de retenir à l’école, loin de sa mère,
en utilisant toutes les petites choses qui l’entourent, l’intelligence aux aguets.
Cela vaut-il de se faire renverser aux aurores ?
J’avais lu « Présent ? » du même auteur et j’avais été encore plus émue par sa description du corps enseignant, de sa fragilité. Ames sensibles s’abstenir ?

¤¤¤Nathalie¤¤¤