"Les autres", Alice Ferney, Editions Actes Sud, 2006

Publié le par guedou.alivreouvert.over-blog.com

A-Ferney-Les-autres.jpgRevue de presse :

 «Qui n'est pas susceptible ? Qui peut entendre les critiques en souriant ?» Telle est la question lancinante qui hante le nouveau roman d'Alice Ferney, Les Autres. L'auteur, après L'Élégance des veuves ou encore La Conversation amoureuse, y poursuit sa passionnante exploration de la relation humaine, avec la rigueur et la grâce qui la caractérisent.

Ce roman met en scène une famille composée de Nina, la grand-mère, Moussia, la mère, Luc, le gendre, Niels et Théo, les deux fils, frères ennemis à la relation complexe. Et avec eux, leurs amis, fiancées et ex-maîtresses, avec leurs secrets. Ces personnages vont engager un jeu qui s'appelle «Caractère» et qui consiste, d'une façon assez perverse, à faire dire aux participants ce qu'ils pensent les uns des autres. Le leitmotiv de ce livre, son originalité et sa force tiennent dans cette assertion vertigineuse que ce que les autres pensent de nous est extrêmement déconcertant et décevant, et n'a aucun rapport avec l'image que nous voulons donner de nous-mêmes...

Finalement, comme dans ce jeu auquel se livrent les personnages, ce jeu des caractères - même si à un certain moment l'on frise le tragique -, ce beau roman nous montre que la relation humaine n'est qu'un jeu auquel nous jouons tous, auquel peut-être nous ne faisons que jouer : nous feignons de ne pas penser ce que nous pensons, pour pouvoir vivre avec l'autre, mais par cette feinte, loin de tout cynisme, peut-être témoignons-nous de notre désir de rencontrer l'autre, de lui «demander sa main» ? (Le Figaro du 24 août 2006 )

 
Après avoir lu "Grâce et dénuement", j'ai beaucoup apprécié ce roman intimiste se jouant des sentiments éprouvés à l'abri d'une maison, lors de la fête d'anniversaire d'un garçon bien gentil de 20 ans. Les fauves se lâchent parfois, et avec la délicatesse d'écriture d'Alice Ferney : c'est un régal ! L'histoire est écrite trois fois, comme avec un jeu de trois miroirs qui entoureraient cette scène familiale, lui donnant un écho infini et pourtant si proche du lecteur...
Dans ce roman, Estelle ressemble beaucoup à Esther de "Grâce et dénuement", je trouve. Je vais emprunter d'autres livres de cette romancière. C'est sûr.
Je suis ravie de savoir que ce titre existe aussi en poche, à transmettre, à faire passer, même si quelques longueurs existent pour moi au fil des pages, parce que certaines émotions me touchent plus que d'autres.
 
¤¤¤Nathalie¤¤¤

Publié dans Nos coups de coeur

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