La chambre des vies oubliées, Stella Duffy, Grasset, 2010.

Publié le par guedou.alivreouvert.over-blog.com

la-chambre-des-vies-oubliees.jpg Robert Sutton tient un pressing dans un quartier pauvre de Londres. Après quarante années de service, il souhaite prendre sa retraite. Akeel, un jeune Anglais d'origine pakistanaise se présente pour reprendre la boutique. Pendant une année, les deux hommes que tout oppose vont se côtoyer, s'apprivoiser et peu à peu nouer une amitié.

 

 

 


 

 

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guedou.alivreouvert.over-blog.com 28/04/2011 16:40


Puisque les copines ne semblent pas avoir encore lu ce livre, je leur propose une musique que j'ai découverte au moment où je le lisais. Enregistrée à Berlin et non pas au bord de la Tamise, d'où
ce drôle d'accent un peu heurté et chuintant ? Tant que ça se coule bien entre mes oreilles...

¤¤¤Nathalie¤¤¤


guedou.alivreouvert.over-blog.com 13/04/2011 18:53


Voilà un beau livre qui sait parler de la diversité. Bien sûr tout n'est pas rose à Londres, mais il y a des gens qui s'accrochent. Une ville qui est vivante, pas toujours dans ses quartiers les
plus prisés par les touristes, avec une grande diversités de façons de vivre, voire de survivre. J'ai relevé quelques passages qui, je l'espère, vous donneront l'élan de vous y plonger, dans ce
livre, pas dans la Tamise :
Page 13 : "Satisfait d'avoir remis son discours sur les rails, Dan prend le temps de sourire à l'oiseau bleu vif sur sa gauche, le bleu évident pour lui, invisible aux autres. Il s'interrompt,
reconnaissant, puis reprend."
Forcément, après cette phrase de début de roman, j'étais attrapée...
Un peu de politique - après nos dernières élections abstentionnistes de mars- page 226 :
"- Merde, c'est votre droit et votre devoir. Vous tenez vraiment à ce que le National Party obtienne d'autres sièges au Parlement ?
- Bien sûr que non. Mais pourquoi ce serait mon problème plus que celui d'un autre ?
Robert soupire."
J'aime bien aussi quand Robert parle de Thatcher.
Page 378 pour sa poésie dans la ville :
"La lumière vacille, un nuage voile et dévoile la nouvelle lune, une pie égarée part d'un éclat de rire, un bus vrombit en passant devant le pressing, puis les phares d'une voiture se reflètent
dans les vitres et Robert ne voit plus à l'intérieur de l'appartement."
Eh oui ! Robert va finalement perdre cette manie de mettre son nez dans les affaires des autres... pour ne pas voir les siennes.

J'espère ne pas en avoir trop dit.

¤¤¤Nathalie¤¤¤