Dis oui, Ninon, Maud Lethielleux, Stock,2009

Publié le par guedou.alivreouvert.over-blog.com

9782234062306-image-width160.jpg Ninon a 9 ans et observe le monde dans lequel les adultes ne s'aiment plus. Elle décide de partir vivre avec son père qui n'a plus qu'elle. Ensemble, ils construisent une maison, traient les chèvres, vendent leurs produits sur le marché, oublient l'école et l'assistante sociale.

 

 


Interview de Maud Lethielleux lors du salon de Paris 2009

Commenter cet article

Nicole 11/10/2011 13:07


J'ai adoré "Dis oui Ninon" de Maud Lethielleux
-Ninon est attendrissante,courageuse,très attentive au monde qui l'entoure.
Avec son regard d'enfant,ses mots à elle,elle nous parle de la vie dure qu'elle mène avec son père,ses animaux.une vie marginale avec simplicité et humour parfois.
Cette lecture m'a renvoyée vers mon enfance.

Nicole, le 6/04/2011


Nathalie 07/07/2011 22:04


Ce roman est émouvant, il nous fait suivre la vie chaotique d’une famille un peu décomposée vue par une petite fille sensible.
Pages 77 et 78 (Fred est le père de Ninon et d’Agathe, Zélie est leur mère) :
Fred ne m’a pas reconnue au début, il a cru que j’étais un garçon qui passait par là. La Clio était garée au bout du chemin, je venais vers lui à travers les herbes folles. Tout d’un coup, il a
sursauté, j’ai dit : On m’a coupé les cheveux à cause de coucou le chat et maintenant je suis une teigne. Il m’a prise dans ses bras en me disant que je n’étais pas du tout une teigne, que j’étais
la plus mignonne du monde, avec Agathe évidemment. J’ai crié que si, j’en étais une, et qu’il comprenait vraiment rien, que c’était pas hygiénique et il allait falloir que ça change sinon madame
Kaffe viendrait nous donner des sous par la force des choses ! (Zélie a dit cette expression à une copine très choquée, ce week-end.) Fred a gueulé : Mais qu’est-ce que c’est que ces conneries ? Il
a voulu aller parler à Zélie mais en s’approchant il a aperçu L’autre au volant. Zélie n’est pas sortie de la voiture, Agathe non plus. La Clio est partie et Fred a répété : Mais nom de Dieu,
qu’est-ce que c’est que ce délire ?

J’aime bien cette façon simple et directe de poser les paroles sans aller à la ligne poser un tiret, comme dans le livre de Véronique Ovaldé « Ce que je sais de Vera Candida ». Sans chichis.

Ce livre m’a adressé un clin d’œil étonnant, alors que je levais le nez en haut de la page 79, j’ai vu le virage et le château de Durtal, j’ai replongé dans la suite de ma lecture et je suis tombée
sans mentir sur le passage suivant :

Page 79 :
J’explique à Fred que, franchement, entre nous, l’école, je ne veux pas y aller. Il me dit qu’il me comprend complètement mais que je dois absolument y aller sinon Zélie va lui retirer la garde. Je
dis :
- Cinquante cinquante.
- Minimum deux jours par semaine.
- Pas le mardi pour le marché de Durtal.
- Tope là !

Cela m’a prouvé que la magie se trouvait dans les livres. Ou les hasards incroyables. Tout peut arriver au croisement d’une page et de la réalité. En lisant dans le camion, le déménagement de notre
fille m’a paru plus palpitant entre Angers et la maison à la page 79, malgré la chaleur accablante de ce dimanche 26 juin. Cette occurrence ne s’invente pas.
Bien sûr, je ne peux que vous conseiller de lire cette histoire de Cosette moderne. Même si l’école en prend encore un coup.

¤¤¤Nathalie¤¤¤