Ce que je sais de Véra Candida, Veronique Ovaldé, Editions A vue d’oeil

Publié le par guedou.alivreouvert.over-blog.com

 

Ce que je sais de Vera Candida

En Amérique du Sud, des femmes d'une même lignée, Rose, Violette et Vera Candida, semblent prédestinées à connaître le même sort : mettre au monde une fille et ne jamais révéler le nom du père. Chacune va se battre pour faire honneur à ce qu'elles sont : des mères décidées à choisir leur destin. Prix Renaudot des lycéens 2009, prix France Télévisions 2009, Grand prix des lectrices de Elle 2010.

 

Publié dans Rencontre 8 avril 2011

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Nathalie 12/05/2011 22:04


Pour accompagner cette lecture, je vous propose d’écouter une chanteuse que j’aime beaucoup et qui est maintenant dans une autre demeure, il s’agit de Lhasa dans son album "La llorona".

Dans ce roman, j’ai trouvé des pages surprenantes, souvent inattendues, comme un rêve qui se raconterait, une histoire qui se déroulerait pareille à un tapis parfois mité, pouvant changer
brutalement de couleur. C’est plutôt déroutant pour un tapis tissé "en direct", de l’écrivain au lecteur.
Page 304 (de mon édition…) :
« La vieille pie finit par s’asseoir face à Vera Candida, elle lui sert un alcool de mangue, Vera Candida ne se sent aucune obligation d’y tremper les lèvres ni l’envie de dissuader la vieille de
la servir. Celle-ci boit son petit verre d’un geste précis, le buste immobile, la nuque qui plie avec une souplesse de danseuse, le coude très haut, élégant, efficace.
Tu ressembles tant à Rose qu’on dirait pile-face son reflet, dit la vieille. Elle porte, en plus de ses breloques, un chemisier avec un col de dentelle en mauvais état et un châle en patchwork au
crochet, noir rouge jaune et bleu. Vera Candida pense à sa propre fille qui adorerait cette tenue.
Elle scrute Vera Candida. Elle ajoute, À part la couleur des yeux.
Vous connaissez ma grand-mère Rose ?»
Il est beaucoup question dans ce livre de femmes et de maisons habitées, désertées, hantées même ! (Les femmes ou les maisons ? Ou les deux ? Ce que j’écris dépasse mon intention de départ… Je me
fais doubler à mon tour par les mots !)
Les dialogues s’installent au milieu du récit, avec peu de marques distinctes, ce n’est pas désagréable à lire, c’est amusant et permet d’accrocher l’attention.
Certains passages de cette histoire m’ont vraiment mise mal à l’aise : j’en avais assez de cette fatalité lourde qui pesait sur ces femmes. Je ne pouvais pas me charger de leurs chagrins, non plus,
en étant une simple lectrice. Et puis elles se débrouillent avec leurs vies, tout en risquant de retomber sous les mêmes dominations. Chacune peut se libérer pour que la vie redevienne possible. Et
c’est finalement une bonne nouvelle.
Je n’ai sûrement pas tout compris. Je vous laisse apprécier la promenade que vous y ferez à votre tour.

¤¤¤Nathalie¤¤¤